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COMMUNIQUE DE PRESSE ISNIH ISNCCA SIHP 5 octobre 2012

Actualités Syndicales

 

 

Vendredi 5 octobre 2012

 

L’INQUIETUDE GRANDIT CHEZ LES JEUNES MEDECINS

 

L’ISNCCA, l’ISNIH et le SIHP souhaitent faire part de leur très vive inquiétude à deux semaines de la fin des négociations conventionnelles qui menacent à très court terme l’avenir de la médecine libérale en France.

 

Nos structures souhaitent rappeler que la principale raison de l’augmentation des dépassements d’honoraires tient à l’absence de revalorisation des tarifs opposables depuis près de 30 ans. Dans ce même temps, l’inflation et les coûts liés à la pratique médicale (matériel, primes d’assurance) n’ont cessé d’augmenter.

 

Notre pays présente le deuxième « reste à charge » le plus bas des pays de l’OCDE après les Pays-Bas. L'immense majorité des praticiens libéraux installés en secteur 2 modulent leurs honoraires en fonction des moyens et de la situation de leurs patients et pratiquent plus d’un tiers de leurs actes en tarif opposable.

 

Concernant les dépassements d’honoraires abusifs, l’ISNCCA, l’ISNIH et le SIHP condamnent les rares praticiens qui, par leurs pratiques inacceptables, jettent l’opprobre sur l’ensemble de la profession. Nous reconnaissons l’importance de trouver des mécanismes de sanction justes et opérants face à ces abus très minoritaires.

 

Nous voulons insister sur le fait que toute mesure visant à réguler l’installation libérale des spécialistes ne ferait que détourner les jeunes de cet exercice dans un contexte démographique médical dégradé.

De telles mesures aggraveraient les conditions d’accès aux soins des français dans les années à venir, amenant à la disparition de la médecine libérale de qualité en France.

 

Les jeunes médecins que nous représentons veulent avoir des garanties sur leurs conditions d’exercice futur. Ils attendent des engagements clairs sur l’absence de toute mesure coercitive mettant en danger l’exercice libéral des jeunes médecins.

L’accès à des soins libéraux de qualité pour tous en dépend.

 

Nous souhaitons enfin rappeler qu’une pression professionnelle croissante pèse sur les jeunes médecins depuis de nombreux mois : il existe un épuisement physique et psychique à l’origine d’un mécontentement grandissant. Si, à ces conditions de travail dégradées (comme l’a montré la récente enquête sur l’application du repos de sécurité) s’ajoute l’absence de perspective favorable à l’exercice libéral, nos structures ne pourront qu’accompagner les manifestations d’un mécontentement grandissant chez les internes et les chefs de cliniques-assistants.

 

Contacts presse :

Emanuel LOEB - Inter Syndicat National des Internes des Hôpitaux

Dr Julien CABATON - Inter Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants

Dr Julien ADAM - Inter Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants

Julien LENGLET- Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris

 

 

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